Contact

Office Néerlandais des Produits de la Mer
Boîte Postale 72
2280 AB RIJSWIJK
Pays-Bas
Tel.: +31 (0)70 33 69 650
Fax.: +31 (0)70 39 52 950
info@dutchfish.nl

  Sans importations pas d'exportation

L'importation est de grand intérìt pour les transformateurs et exportateurs de poisson

L'affirmation 'sans importation pas d'exportation' parait bien résolue mais elle s'explique. La flotte des cotres néerlandais ayant vu ses possibilités de capture diminuer au cours des deux dernières décennies, les transformateurs de poisson sont obligés d'acheter ailleurs leurs matières premières. Pour garantir leur continuité et renforcer leur compétitivité sur le marché européen, les entreprises de transformation et d'exportation de poisson découvrent de nouvelles sources à l'étranger avec la régularité d'une horloge. L'esprit du commerce, dans la tradition néerlandaise, fait valoir ses droits, et les Pays-Bas occupent désormais une place exceptionnelle en Europe. Les produits obtenus à partir des importations et des propres captures sont commercialisés dans toute l'Europe et mìme hors de l'Europe, ce qui fait des Pays-Bas un des plus grands fournisseurs d'Europe pour le poisson et les fruits de mer.

Le poisson et les fruits de mer livrés selon des méthodes ultramodernes par les pìcheurs, criées, transformateurs et exportateurs, ne proviennent bien souvent mìme pas des rivages néerlandais. Les Pays-Bas importent pour environ 1,4 milliards d'euros de poisson et exportent pour plus de 2 milliards d'euros. C'est donc une véritable plaque tournante. Les transformateurs néerlandais dominent le marché européen avec une large gamme de produits allant du poisson plat et des crevettes en provenance du monde entier jusqu'au hareng guai, naturellement, et autres produits à base de hareng.

Production

Un tiers environ de la production est pour le compte de la flotte néerlandaise, le reste est issu des importations. Dans les criées néerlandaises, les arrivages comprennent principalement du carrelet et de la sole, dont les trois quarts sont exportés notamment vers l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne. Parallèlement, la majeure partie des autres poissons pìchés par les cotres franchit la frontière des Pays-Bas. Le cabillaud s'achemine principalement vers la France, de mìme que le trigle et le rouget barbet. La limande et le chinchard trouvent preneur au Japon, et les moules sont massivement exportées vers la Belgique, la France et l'Allemagne. Le hareng guai, quant à lui, est très prisé en Belgique et en Allemagne. Des chalutiers frigorifiques pìchent sur les côtes de l'Afrique de l'Ouest, de l'Irlande, de l'Ecosse et au nord de la Mer du Nord. Le poisson est surgelé directement à bord et vendu en Afrique de l'Ouest, en Egypte, à Cuba, en Chine, aux philippines, au Japon et en Europe de l'Est.

L'industrie de transformation

L'industrie de transformation néerlandaise ne saurait exister sans importations. Par rapport à la situation d'il y a une vingtaine d'années, la Mer du Nord a moins de ressources, d'où une diminution des arrivages de poisson dans les criées. En outre, les ventes sont relativement restreintes aux Pays-Bas, si bien que l'industrie de transformation est quasiment dépendante des importations et par conséquent aussi des exportations. Le chiffre des importations est bien plus élevé que celui de la propre consommation et simultanément, les Pays-Bas exportent plus de poisson qu'elle n'en exporte. C'est que la majeure partie du poisson produit par les chalutiers néerlandais est destinée à l'exportation. Le poisson néerlandais est en vente pratiquement partout en Europe.

Les grands commerçants

Plusieurs grands commerçants, environ 120 entreprises, se consacrent ces dernières années plus spécialement à l'importation et la distribution de produits de poisson en provenance de pays hors de l'Union européenne. Ces produits sont principalement les crevettes surgelées, le poisson surgelé et les conserves de poisson. Parmi les nouvelles espèces piscicoles importées, le Botervis (papillon de mer), la tilapia et la perche du Nil sont les plus connues. Chose remarquable, certains produits sont exportés directement après avoir été importés, ce qui s'explique par le fait qu'une grande quantité de poisson ne fait que transiter et est transbordée dans le port de Rotterdam. De ce fait, les Pays-Bas font fonction de porte pour le reste de l 'Europe. C'est la force logistique des entreprises néerlandaises qui est ainsi mise en évidence.

Importation de poissons d'eau douce

L'importation de poissons d'eau douce s'est considérablement développée. Si dans les premiers temps le poisson était tout simplement emballé dans des boîtes en carton, l'on constate aujourd'hui que le traitement, l'emballage et le transport se font selon des techniques modernes, ce qui contribue à une meilleure qualité du produit final. Les importations d'espèces comme la perche du Nil et la tilapia ne cessent d'augmenter.

Le volume des exportations a aussi augmenté avec l'amélioration de la qualité. Les exportations de filets frais de perche du Nil vers l'Europe se chiffraient à ± 400.000 kg par semaine en 1997, et à pas moins de 700.000 kg en 2001. 5% seulement des produits importés restent aux Pays-Bas, le reste étant exporté vers les Etats-Unis, l'Espagne, l'Italie, la France, l'Allemagne, la Belgique et la Scandinavie.

Importation de cabillaud

Si l'importation de poissons d'eau douce illustre la recherche d'alternatives pour les espèces piscicoles existantes, l'importation de cabillaud montre comment les entreprises néerlandaises cherchent à remplacer un produit qui commence à se faire rare dans la Mer du Nord.

Dans les années soixante-dix, la flotte des cotres néerlandais débarquait encore chaque année une grande quantité de sole, carrelet, merlan et cabillaud via les criées. Dans les années quatre-vingt les captures ont cependant diminué, ce qui a entraîné une pénurie. Pour maintenir la transformation et l'exportation du cabillaud au mìme niveau, les commerçants néerlandais se sont tournés vers le Danemark, l'Ecosse et l'Islande, et plus tard vers la Norvège. De nos jours, près de 80 pour cent du cabillaud transformé aux Pays-Bas viennent des pays nordiques.

Ces développements montrent encore qu'une période difficile peut inciter les entreprises à ìtre inventives, pour s'assurer qu'elles ne manqueront pas de matières premières. C'est en effet la pénurie qui a poussé les entreprises à élargir les limites du possible et à contribuer considérablement à la position solide qu'occupent les Pays-Bas en tant que pays de transit dans le contexte européen.

<